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Date maj : 21/01/2008

2e projet de lettre de commentaires pour IFRS et PME


L'IASB ayant reporté au 30 novembre 2007 (au lieu du 1er octobre) la date de transmission des commentaires à son projet de référentiel, l'EFRAG a également retardé jusqu'au 29 octobre (au lieu du 24 septembre) la date limite jusqu'à laquelle il est possible de lui faire part de remarques à son projet de lettre de commentaires.

L'European Financial Reporting Advisory Group (EFRAG) a publié, le 17 juillet 2007, la seconde version de sa lettre de commentaires provisoire concernant le projet de référentiel destiné aux PME, mené par l'International Accounting Standards Board (IASB). Pour en savoir plus sur ce dernier, consulter l'article " L'IASB publie son projet d'IFRS pour les PME ".

Les modifications qui ont été apportées par rapport à la première version de la lettre de commentaires de l'EFRAG concernent :

Lettre de commentaires de l'EFRAG (2e version)

L'EFRAG estime que l'IASB a réalisé des progrès satisfaisants en fixant pour objectif que le référentiel pour les PME devait être autonome, en apportant des dispositions simplificatrices en matière de comptabilisation et d'évaluation et en séparant les travaux d'actualisation de ce document de ceux du processus de révision de l'actuel référentiel de l'IASB ("full IFRS"). Cependant, l'EFRAG considère que des améliorations peuvent encore être apportées et propose les éléments suivants :

  1. Le référentiel définitif doit être un document complet et autonome :
    De ce fait, toutes les références au full IFRS qui demeurent, tant à caractère optionnel qu'obligatoire, doivent être éliminées. A ce titre, l'EFRAG présente un nouveau modèle (cf. infra § Proposition par l'EFRAG d'une structure révisée d'IFRS pour les PME).
  2. L'intitulé "IFRS pour les PME" n'est pas le plus approprié :
    L'EFRAG a constaté que l'intitulé "IFRS pour PME" est souvent source de confusion. En effet, "PME" est souvent utilisé pour faire référence à la taille des entités, en général. Or, le champ d'application de l'exposé sondage qui exclut toutes les entités qui répondent à la définition de resonsabilité publique, n'impose aucun critère de taille, à juste titre selon l'EFRAG. Ce dernier recommande que l'IASB revienne à son précédent choix : "IFRS pour les entités n'exerçant pas de responsabilité publique".
  3. Les besoins des utilisateurs doivent être analysés plus en profondeur et d'autres modifications aux principes de comptabilisation et d'évaluation peuvent en découler :
    L'EFRAG estime notamment que l'utilisation de prix du marché ne devrait être possible que pour la réévaluation des actifs et des passifs, lorsqu'il existe un marché actif et qu'une cession ou un transfert constituent un scénario possible pour l'entité (version du 19/04/2007).
    L'EFRAG estime notamment que le prix du marché ne devrait être utilisé pour la réévaluation des actifs et des passifs que s'il existe un marché actif et qu'une cession ou un transfert constituent un scénario possible pour l'entité (version du 17/07/2007).
  4. Plus de simplifications en matière de comptabilisation et d'évaluation doivent être examinées :
    Ces simplifications incluent, entre autres, la réintroduction de l'amortissement du goodwill et d'autres actifs incorporels, l'instauration d'un seul modèle de coût et d'un seul modèle de réévaluation pour les actifs non financiers, l'élimination de la référence au terme "juste valeur" et la suppression de la comptabilisation des paiements fondés sur des actions qui sont réglés en instruments de capitaux propres. De plus, certaines simplifications introduites par l'IASB nécessitent d'être améliorées. Par exemple, la juste valeur comme méthode d'évaluation par défaut des actifs financiers et des passifs n'est pas appropriée, selon l'EFRAG, et, introduit des dispositions qui sont encore très difficiles à comprendre et à mettre en oeuvre.
  5. Les différences avec le full IFRS devraient être justifiées lorsque la nécessité d'une amélioration a été identifiée et se révèle particulièrement adaptée aux PME (distinction capitaux propres / dettes) :
    L'EFRAG a conscience que dans certaines juridictions, les sociétés de personnes, les coopératives ou d'autres formes de sociétés peuvent avoir des instruments de capitaux propres qui peuvent être rachetés au gré du porteur. Souvent, ces entités n'exercent pas de responsabilité publique et sont par conséquent, soumises au champ d'application du présent projet de référentiel. L'EFRAG estime que certains changements sont justifiés par la distinction à opérer entre les capitaux propres et les dettes - comme l'IASB l'a fait pour le full IFRS, mais il conviendrait d'aller encore plus loin - afin de traiter la situation des entités dont les capitaux propres peuvent être négatifs, voire qui n'ont pas de capital.
  6. Le projet de référentiel devrait être réécrit :
    L'EFRAG propose notamment que la norme soit réorganisée en sections et sous-sections afin que, par exemple, toutes les dispositions relatives aux actifs non financiers ou à la comptabilité des groupes soient rassemblées. Les principes pourraient être séparés des règles de mise en oeuvre afin que les principes soient mieux mis en valeur et puissent être mieux compris ; plus de règles d'application devraient être fournies. Enfin, lorsque les principes et les règles sont les mêmes, il ne serait pas nécessaire de les répéter à chacune des sections ; cette approche faciliterait la compréhension et la concision.
Réponses de l'EFRAG aux questions de l'IASB (annexe 1)
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