Actualités PHARE  /  EFRAG  /  ED IFRS/PME - Projet lettre commentaires EFRAG

Date maj : 21/01/2008

ED IFRS/PME - Projet lettre commentaires EFRAG


L'European Financial Reporting Advisory Group (EFRAG) a publié, le 19 avril 2007, un projet de lettre de commentaires sur le projet d'IFRS pour les PME mené par l'International Accounting Standards Board (IASB). Les commentaires doivent être transmis à l'EFRAG avant 29 octobre 2007.

Le 17 juillet 2007, l'EFRAG a publié une deuxième version de son projet de lettre de commentaires .

Ce projet de réponse comprend cinq parties :

Lettre de commentaires de l'EFRAG

L'EFRAG estime que l'IASB a réalisé des progrès satisfaisants en fixant pour objectif que le référentiel pour les PME devait être autonome, en apportant des dispositions simplificatrices en matière de comptabilisation et d'évaluation et en séparant les travaux d'actualisation de ce document de ceux du processus de révision de l'actuel référentiel de l'IASB ("full IFRS"). Cependant, l'EFRAG considère que des améliorations peuvent encore être apportées et propose les éléments suivants :

  1. Le référentiel définitif doit être un document complet et autonome :
    De ce fait, toutes les références au full IFRS qui demeurent, tant à caractère optionnel qu'obligatoire, doivent être éliminées. A ce titre, l'EFRAG présente un nouveau modèle (cf. infra § Proposition par l'EFRAG d'une structure révisée d'IFRS pour les PME).
  2. L'intitulé "IFRS pour les PME" n'est pas le plus approprié :
    L'EFRAG a constaté que l'intitulé "IFRS pour PME" est souvent source de confusion. En effet, "PME" est souvent utilisé pour faire référence à la taille des entités, en général. Or, le champ d'application de l'exposé sondage qui exclut toutes les entités qui répondent à la définition de resonsabilité publique, n'impose aucun critère de taille, à juste titre selon l'EFRAG. Ce dernier recommande que l'IASB revienne à son précédent choix : "IFRS pour les entités n'exerçant pas de responsabilité publique".
  3. Les besoins des utilisateurs doivent être analysés plus en profondeur et d'autres modifications aux principes de comptabilisation et d'évaluation peuvent en découler :
    L'EFRAG estime notamment que l'utilisation de prix du marché ne devrait être possible que pour la réévaluation des actifs et des passifs, lorsqu'il existe un marché actif et qu'une cession ou un transfert constituent un scénario possible pour l'entité.
  4. Plus de simplifications en matière de comptabilisation et d'évaluation doivent être examinées :
    Ces simplifications incluent, entre autres, la réintroduction de l'amortissement du goodwill et d'autres actifs incorporels, l'instauration d'un seul modèle de coût et d'un seul modèle de réévaluation pour les actifs non financiers, l'élimination de la référence au terme "juste valeur" et la suppression de la comptabilisation des paiements fondés sur des actions qui sont réglés en instruments de capitaux propres. De plus, certaines simplifications introduites par l'IASB nécessitent d'être améliorées. Par exemple, la juste valeur comme méthode d'évaluation par défaut des actifs financiers et des passifs n'est pas appropriée, selon l'EFRAG, et, introduit des dispositions qui sont encore très difficiles à comprendre et à mettre en oeuvre.
  5. Les différences avec le full IFRS devraient être justifiées lorsque la nécessité d'une amélioration a été identifiée et se révèle particulièrement adaptée aux PME (distinction capitaux propres / dettes) :
    L'EFRAG a conscience que dans certaines juridictions, les sociétés de personnes, les coopératives ou d'autres formes de sociétés peuvent avoir des instruments de capitaux propres qui peuvent être rachetés au gré du porteur. Souvent, ces entités n'exercent pas de responsabilité publique et sont par conséquent, soumises au champ d'application du présent projet de référentiel. L'EFRAG estime que certains changements sont justifiés par la distinction à opérer entre les capitaux propres et les dettes - comme l'IASB l'a fait pour le full IFRS, mais il conviendrait d'aller encore plus loin - afin de traiter la situation des entités dont les capitaux propres peuvent être négatifs, voire qui n'ont pas de capital.
  6. Le projet de référentiel devrait être réécrit :
    L'EFRAG propose notamment que la norme soit réorganisée en sections et sous-sections afin que, par exemple, toutes les dispositions relatives aux actifs non financiers ou à la comptabilité des groupes soient rassemblées. Les principes pourraient être séparés des règles de mise en oeuvre afin que les principes soient mieux mis en valeur et puissent être mieux compris ; plus de règles d'application devraient être fournies. Enfin, lorsque les principes et les règles sont les mêmes, il ne serait pas nécessaire de les répéter à chacune des sections ; cette approche faciliterait la compréhension et la concision.
Réponses de l'EFRAG aux questions de l'IASB (annexe 1)
Proposition par l'EFRAG d'une structure révisée d'IFRS pour les PME (annexe 3)

L'EFRAG propose que la structure de l'exposé sondage soit révisée de la manière suivante :

Préface

1 - Champ d'application

2 - Compréhension des concepts et principes généraux

3 - Préparation et présentation des états financiers

4 - Comptabilisation et évaluation des actifs et des passifs

5 - Identification et comptabilisation des capitaux propres

6 - Comptabilisation des produits

7 - Comptabilité des groupes

8 - Comptabilisation de transactions ou d'évènements spécifiques

Glossaire

Liste des informations à fournir

Règles d'application et dispositions relatives à la mise en oeuvre

Par ailleurs, l'EFRAG a éliminé les sections suivantes, présentées dans le projet d'exposé sondage de l'IASB : l'information sectorielle ; l'information intermédiaire ; les résultats par action ; les secteurs d'activités spécifiques.

Pour télécharger (en anglais) le projet de lettre de commentaires (611 Ko) de l'EFRAG.

eZ Publish™ copyright © 1999-2008 eZ systems as