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IAS 7 "Tableaux des flux de trésorerie"
Ce résumé est établi sur la base de la dernière version d'IAS 7 publiée par l’IASB (en 1992) et homologuée au sein de l’Europe par le règlement CE n° 1725/2003 du 29 septembre 2003.
Avertissement
Ce résumé non officiel d'IAS 7 "Tableaux des flux de trésorerie" n’aborde que les points estimés les plus significatifs. Il ne se substitue en aucun cas à la lecture intégrale de la norme et ne présente pas un caractère suffisamment exhaustif pour permettre l’établissement ou la validation d’états financiers.
La dernière version révisée de IAS 7 a été publiée par l’IASB en 1992.
La version révisée d'IAS 1 "Présentation des états financiers" publiée par l'IASB le 6 septembre 2007 (mais non encore adoptée au niveau européen) apporte des modifications à IAS 7.
Pour acheter les publications de l’IASB : www.iasb.org
La version à jour de IAS 7 est celle publiée dans le règlement CE n° 1725/2003 du 29 septembre 2003.
Pour télécharger en version française IAS 7 "Tableaux des flux de trésorerie" (168 Ko).
L'objectif d'IAS 7 est d'imposer la fourniture d'une information sur l'historique des évolutions de la trésorerie et des équivalents de trésorerie d'une entreprise au moyen d'un tableau des flux de trésorerie classant les flux de trésorerie de l'exercice en activités opérationnelles, d'investissement et de financement.
IAS 7 est applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 1994.
Une entreprise doit établir un tableau des flux de trésorerie selon les dispositions d'IAS 7 et doit le présenter comme partie intégrante de ses états financiers pour chaque exercice donnant lieu à présentation d'états financiers.
La trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts à vue.
Les équivalents de trésorerie sont les placements à court terme, très liquides qui sont facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et qui sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur.
Ils sont détenus dans le but de faire face aux engagements de trésorerie à court terme plutôt que pour un placement ou d'autres finalités. Un placement ne sera normalement qualifié d'équivalent de trésorerie que s'il a une échéance rapprochée, par exemple inférieure ou égale à trois mois à partir de la date d'acquisition.
Les activités opérationnelles sont les principales activités génératrices de produits de l'entreprise et toutes les autres activités qui ne sont pas des activités d'investissement ou de financement.
Les activités d'investissement sont l'acquisition et la sortie d'actifs à long terme et les autres placements qui ne sont pas inclus dans les équivalents de trésorerie.
Les activités de financement sont les activités qui résultent des changements dans l'importance et la composition des capitaux propres et des emprunts de l'entreprise.
Le tableau des flux de trésorerie doit présenter les flux de trésorerie de l'exercice classés en activités opérationnelles, d'investissement et de financement.
Exemples de flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles :
Exemples de flux de trésorerie provenant des activités d'investissement :
Lorsqu'un contrat est comptabilisé en tant que couverture d'une position identifiable, les flux de trésoreie relatifs à ce contrat sont classés de la même façon que les flux de trésorerie de la position ainsi couverte.
Exemples de flux de trésorerie provenant des activités de financement :
Une entreprise doit présenter les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles, en utilisant :
Les entreprises sont encouragées à présenter les informations des flux de trésorerie des activités opérationnelles en utilisant la méthode directe.
Une entreprise doit présenter séparément les principales catégories d'entrées et de sorties de trésorerie brutes provenant des activités d'investissement et de financement, sauf si les flux de trésorerie sont présentés pour leur montant net (cf. ci-dessous).
Les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles, d'investissement ou de financement suivantes peuvent être présentés pour leur montant net :
Les flux de trésorerie provenant de transactions en monnaie étrangère doivent être enregistrés dans la monnaie de l'entreprise qui présente les états financiers, par application au montant en monnaie étrangère du cours de change entre la monnaie dans laquelle les états financiers de l'entreprise sont présentés et la monnaie étrangère à la date du flux de trésorerie.
Les flux de trésorerie d'une filiale étrangère doivent être convertis au cours de change entre la monnaie dans laquelle les états financiers de l'entreprise sont présentés et la monnaie étrangère à la date du flux de trésorerie.
Selon le § 29 de la norme, les flux de trésorerie liés à des éléments "extraordinaires" doivent être classés comme provenant des activités opérationnelles, d'investissement ou de financement, selon le cas, et présentés séparément. Il convient de noter que la notion d'éléments "extraordinaires" est dorénavant interdite par l'IASB dans les états financiers (donc dans le tableau des flux de trésorerie, qui est l'un des 5 éléments qui composent les états financiers). La dernière version de la norme IAS 7 publiée en anglais a d'ailleurs supprimé les deux paragraphes 29 et 30 relatifs aux "éléments extraordinaires".
Les flux de trésorerie provenant des intérêts et dividendes perçus ou versés doivent être tous présentés séparément. Chacun doit être classé de façon permanente d'un exercice à l'autre dans les activités opérationnelles, d'investissement ou de financement.
Les flux de trésorerie provenant des impôts sur le résultat doivent être présentés séparément et classés comme des flux opérationnels de trésorerie, à moins qu'ils ne puissent être spécifiquement rattachés aux activités de financement et d'investissement.
L'ensemble des flux de trésorerie provenant des acquisitions et cessions de filiales et autres unités d'exploitation doit être présenté séparément et classé dans les activités d'investissement. Une entreprise doit indiquer de façon globale pour les acquisitions et cessions de filiales ou d'autres unités d'exploitation effectuées au cours de l'exercice, chacun des éléments suivants :
L'entreprise doit indiquer les composantes de la trésorerie et des équivalents de trésorerie et doit présenter un rapprochement entre les montants de son tableau des flux de trésorerie et les éléments équivalents présentés au bilan.
L'entreprise doit indiquer le montant des soldes importants de trésorerie et d'équivalents de trésorerie détenus par l'entreprise et non disponibles pour le groupe et l'accompagner d'un commentaire de la direction.